Des fenêtres internationales qui posent question

Un peu plus d’un mois après la 1ère journée, le championnat de Pro B vient d’observer une trêve de 15 jours en plein mois de Novembre. Une période durant laquelle les équipes nationales ont disputé des matchs de qualification pour la prochaine Coupe du Monde qui aura lieu en 2019.

Sources de conflits, ces fenêtres internationales posent le problème de l’équité sportive dans la mesure où les joueurs évoluant en NBA et en Euroleague ne sont pour la majorité d’entre eux pas libérés par leurs clubs. Il n’est donc pas évident de proposer des rencontres de qualité puisque de nombreuses équipes se retrouvent amputées de leurs meilleurs éléments.

C’est notamment le cas de l’équipe de France qui a dû composer sans un noyau de 20 à 25 joueurs (en principe les meilleurs). Dans ce contexte, nous ne pouvons donc que saluer les deux belles performances que vient de réaliser une équipe de France très fortement remaniée par la force des choses. Sans leurs stars, les bleus ont en effet réussi à s’imposer aux forceps en Belgique (70/59) avant de confirmer 4 jours plus tard face à la Bosnie (84/65) dans une KindArena très bien garnie pour l’occasion.

En conclusion, on peut dire que ces fenêtes internationales sont accueillies de manière très mitigée par les clubs et par les joueurs.

Et l’ADA Basket dans tout ça ?

Si nous évoquons ces fameuses fenêtres internationales, c’est aussi parce que l’ADA Basket était directement concernée. En effet, Jonathan Fairell, notre pivot, était sélectionné pour la première fois par la Fédération des Bahamas. Il aurait donc dû prendre part aux 2 rencontres que les Bahamas ont disputé face au Canada et aux Iles Vierges. Mais pour des problèmes d’ordre administratif, Jonathan n’a pas pu prendre part à ces 2 matchs. L’ADA Basket déplore vivement cette situation dans la mesure où elle a « récupéré » un joueur qui a dû effectuer un long et fatiguant voyage seulement 48h avant la rencontre de championnat disputée à Roanne vendredi dernier. Un joueur qui a donc été libéré pendant 10 jours et dont on ne connaît pas vraiment les véritables raisons pour lesquelles il n’a pas pu jouer avec l’équipe des Bahamas. Une situation pour le moins rocambolesque.

NB : Cet article a été rédigé avant le match du vendredi 1er décembre à Roanne